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16 mai 2017

19e Défi OSEntreprendre

Quatre lauréats d’Antoine-Labelle passent à la finale nationale

Quatre jeunes entreprises et projets étudiants de la MRC d’Antoine-Labelle ont été couronnés lors de la finale régionale du Défi OSEntreprendre qui s’est déroulée le 4 mai dernier à Mirabel. Les quatre lauréats – la Charcuretie Les Bucherons, A.J. Environnement, le Verger Sain-Bio-Ose et la Cantine Express – accèdent ainsi au 19e grand Gala national du 14 juin prochain.

Alexandre Dubé et Simon Dominé , Journalistes

Érik Tardif, propriétaire de la Charcuterie Les Bûcherons (photo: Alexandre Dubé - Le Courant des Hautes-Laurentides).
Érik Tardif, propriétaire de la Charcuterie Les Bûcherons (photo: Alexandre Dubé - Le Courant des Hautes-Laurentides).

Déjà récipiendaires d’une bourse de 175$ ou de 500$ pour avoir remporté le défi au niveau de la MRC d’Antoine-Labelle, les quatre lauréats locaux ont reçu 500$ et 1 000$ pour avoir réussi à se classer au niveau national. Isabelle Legault, conseillère au Centre local de développement (CLD) a rappelé que la 19e édition du Défi OSEntreprendre s’adressait aux entreprises démarrées après le 1er avril 2016. «On est fiers!», a-t-elle laissé entendre. Parmi tous les candidats en lice au niveau national, les deux gagnants de chacune des catégories entrepreneuriales recevront réciproquement une bourse de 10 000$ et de 5 000$ alors que les deux projets étudiants de la région, le Verger Saint-Bio-Ose et la Cantine Express, pourraient toucher des bourses respectives de 3 000$ et 2 000$.

«On va devenir une fierté pour notre région»

Rencontré le 10 mai alors qu’il s’apprêtait à passer le lendemain en entrevue pour l’étape nationale du Défi, le propriétaire de la Charcuterie Les Bûcherons, Érik Tardif, avait déjà la recette pour gagner le cœur des jurés.

«Je suis quelqu’un qui travaille beaucoup sous pression, a-t-il précisé à la blague. Généralement, je me ne me prépare pas tant que ça. C’est vraiment spontané. Je sais de quoi je vais parler. Je connais bien mon entreprise. Je connais tous mes chiffres, ce que je veux réaliser d’ici deux ans, trois ans, cinq ans. Pour moi, c’est une facilité parce que je suis passionné par ça. Généralement, c’est par mon enthousiasme que j’arrive à gagner le cœur des jurés et je leur amène tout le temps un petit quelque chose à manger.»

Né à Montréal, c’est en Floride qu’Érik a passé toute sa vie, jusqu’à ce qu’il rencontre sa conjointe. «J’ai marié une belle femme de la région et je suis tombé en amour avec la région», a-t-il mentionné. À 33 ans, il a fondé la Charcuterie Les Bûcherons à Mont-Laurier, qui a pignon sur rue depuis le 9 juin 2016. «Je crois sincèrement que – si on ne l’est pas encore – on va devenir une fierté pour notre région», estime le jeune entrepreneur. En plus de lui, l’entreprise compte déjà trois employés à temps plein et deux autres à temps partiel. Érik entend démontrer qu’en 2017, on est capable «de faire de quoi de haut de gamme» 100% québécois, tout en travaillant en synergie avec les autres producteurs locaux: «J’ai des restaurateurs qui achètent nos produits et vice-versa: on va acheter leurs produits, que ce soit au niveau boulangerie, microbrasserie, fromagerie. On essaye de montrer et de travailler le produit local d’abord et avant tout et, ensuite, le produit régional, le produit québécois».

L’entrepreneur chérit les méthodes traditionnelles et la proximité avec sa clientèle. «On travaille seulement les viandes de première qualité, rappelle Érik. On choisit les fermes avec qui on veut travailler. On sait exactement ce qu’on met dans nos aliments.»

Pour lui, avoir gagné au niveau local et régional du Défi OSEntreprendre est déjà un accomplissement en soi. «Ça m’a apporté beaucoup de visibilité et d’occasion de réseautage, a déclaré l’entrepreneur.

«Ça nous oblige à faire nos devoirs»

Le 11 mai, Le Courant est allé à la rencontre d’Annie Raymond et de Julie Lapalme, deux biologistes qui sont à la tête d’A.J. Environnement. Basée elle aussi sur la rue de la Madone à Mont-Laurier, l’entreprise occupe un bureau dans l’ancien hôtel de Ville.

Après leurs études et diverses expériences professionnelles, les deux jeunes femmes de 33 et 38 ans ont travaillé quelques années pour le compte de WSP (anciennement Génivar), jusqu’à ce que les clients les sollicitent personnellement pour des projets.

«On s’est rendu à l’évidence que la formule qui fonctionnait peut-être mieux dans la région, c’était pas avec une grosse firme comme WSP mais peut-être avec une firme aux dimensions plus modestes, expliquent les deux entrepreneures. C’est ce qui nous a décidé à dire: on fait le saut.»

A.J. Environnement accompagne les entreprises privées, les organismes ou les municipalités qui ont des interventions ou des projets en milieu naturel. Présence de plantes rares, de zones humides ou de zones sensibles à l’érosion: les deux professionnelles sont là pour aider leurs clients à poser des actions dans le respect de l’environnement et des cadres légaux.

Qu’est-ce que le Défi leur apporte? «Ça nous oblige à faire nos devoirs, répondent-elles en chœur. Le travail qu’on a fait pour préparer ces entrevues, c’est du travail qui nous sert de toute façon. On gagne à être connues. On mise aussi sur la visibilité que ça va nous apporter.»

Leur entrevue pour le dernier échelon du Défi s’est bien déroulée, pensent-elles. Les jurés les ont interrogées sur la mission de leur entreprise, leur vision à long terme, le marché auquel elles s’attaquent et leurs stratégies de développement. «Soit on les a conquis dès le départ et ils ont oublié de jouer les méchants, soit ils ne s’étaient pas donné de rôles pour nous déstabiliser», a plaisanté Annie, confiante.

Verger Sain-Bio-Ose: la première étape d’un grand projet

Au Centre collégial de Mont-Laurier (CCML), nombreux sont les étudiants et enseignants à être passionnés de permaculture, cette forme d’agriculture qui se veut respectueuse de l’environnement puisqu’elle permet aux sols de demeurer naturellement fertiles, sans utilisation de pesticides ou autres.

Le comité environnement du CCML a donc décidé de foncer et de réaliser le premier de ses nombreux projets en septembre 2016, soit de planter une cinquantaine d’arbres fruitiers pour créer le Verger Sain-Bio-Ose. En 2017, les jeunes pommiers, pruniers, camérisiers, mûriers et arbres à noix seront rejoints par une variété d’arbustes, de plantes vivaces, d’oiseaux et d’insectes pour compléter cette forêt nourricière.

L’objectif de ce projet est, entre autres, de distribuer des produits de qualités à la cafétéria du CCML, de sensibiliser la population aux bienfaits de la permaculture et d’offrir un endroit de détente pour les étudiants, qui pourront y cueillir une collation.

Dans la catégorie collégial collectif, le Verger Sain-Bio-Ose a déjà remporté les honneurs locaux et régionaux, qui s’accompagnaient de bourses de 175$ et 500$, et il pourrait mettre la main sur la bourse nationale de 3 000$. Toutes ces sommes seront investies dans la phase 2 du projet qui aura lieu à l’automne 2017.

Des collations abordables à l’heure du dîner

Créer une entreprise à 12 ou 13 ans, est-ce possible? C’est ce que 14 élèves de l’École Polyvalente Saint-Joseph (ÉPSJ) ont fait en mettant sur pied la Cantine Express.

Durant l’heure du dîner, ces jeunes adolescents servent des collations abordables aux autre étudiants, mais également au personnel.

Suite à une demande pour qu’il y ait des repas simples et rapides au menu, la Cantine Express a également commencé à cuisiner sur place des «grilled cheese» et bagels.

S’ils ont déjà reçu 675$ en bourses, les 14 élèves de l’ÉPSJ pourraient voir une enveloppe de 2 000$ s’ajouter à leur cagnotte s’ils remportent leur catégorie Secondaire 1er cycle. C

Annie Raymond et Julie Lapalme, les fondatrices d’A.J. Environnement (photo: Simon Dominé - Le Courant des Hautes-Laurentides).
Le comité environnemental du CCML a remporté au niveau régional dans la catégorie Collégial collectif (photo: gracieuseté).
14 élèves de la polyvalente servent des collations abordables à leurs comparses de classe (photo: gracieuseté).

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Alexandre Dubé et Simon Dominé , Journalistes