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17 février 2017

Internet haute vitesse

Les citoyens prennent la parole

Les deux soirées de consultations organisées à Rivière-Rouge et Mont-Laurier les 14 et 15 février ont permis à plus de 150 personnes de s’exprimer sur le projet d’amélioration de la desserte Internet proposé par la MRC d’Antoine-Labelle. Voici l’essentiel à retenir.

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Un peu plus de 150 personnes se sont présentées aux assemblées publiques de consultation organisées à Rivière-Rouge et Mont-Laurier par la MRC d’Antoine-Labelle à propos d’Internet haute vitesse.
Un peu plus de 150 personnes se sont présentées aux assemblées publiques de consultation organisées à Rivière-Rouge et Mont-Laurier par la MRC d’Antoine-Labelle à propos d’Internet haute vitesse.

Est-ce que les propriétaires de plusieurs bâtiments devront payer 100$/an par compte de taxe ou par bâtiment pouvant se connecter au réseau mis en place par la MRC d’Antoine-Labelle?

«Je dirais qu’à première vue, ce serait une taxe par bâtiments qui vont pouvoir être connectés à Internet», a fait savoir Kaven Davignon, directeur général adjoint de la MRC d’Antoine-Labelle.

Qui va devoir payer le 100$/an?

«L’ensemble des immeubles des municipalités chez qui on va passer la fibre optique devront payer le 100$, a répondu M. Davignon. Donc, ce ne sera pas seulement les gens qui vont se brancher au service qui vont payer 100$, mais c’est l’ensemble des immeubles, comme un réseau d’aqueduc ou d’égouts ou l’aréna.»

Ceux qui ne veulent pas d’Internet, auront-ils à payer 100$/an si la fibre optique passe devant chez eux?

«Oui, a précisé M. Davignon. Si le câble de fibre optique passe devant la résidence de votre voisine qui n’a pas accès à Internet actuellement, elle va devoir payer le 100$/an sur son compte de taxe municipales. Elle va tout de même pouvoir s’abonner seulement à la télévision ou à la téléphonie. Le second argument qui est en faveur d’un paiement pour tous les citoyens chez qui on passe la fibre optique, c’est le fait que cette infrastructure va avoir un impact bénéfique sur la valeur des propriétés.»

La MRC a-t-elle sollicité des partenaires privés pour le déploiement d’Internet haute vitesse sur son territoire?

«En fait, en 2013, on invitait les entreprises privées à nous soumettre des projets, à venir travailler avec la MRC pour déployer Internet, a rappelé M. Davigon. Comme vous avez vu, il n’y a pas d’entreprises qui se sont montrées intéressées et qui ont été en mesure de faire vraiment un changement dans la région. Le modèle coopératif, la prise en charge par la communauté, c’est un modèle qui score haut auprès des deux gouvernements. On pense qu’avec ce modèle, on sera plus en mesure d’aller chercher l’investissement du gouvernement.»

La MRC d’Antoine-Labelle peut-elle s’attendre à ce que des télécommunicateurs privés lui proposent des solutions?

«En 2013, on avait fait appel à l’entreprise privée et malheureusement, ça n’a pas porté fruit, a déclaré Mylène Mayer, directrice générale de la MRC d’Antoine-Labelle Pendant ces années, la MRC était en recherche et était disponible pour parler aux entreprises privées. Malheureusement, rien ne s’est concrétisé. C’est certain qu’avec les récentes annonces et avec le fait de publiciser la démarche de la MRC concernant Internet, il y a certains fournisseurs qui communiquent avec nous. La MRC n’est pas fermée. Kaven a également reçu certains fournisseurs qui se trouvent sur le territoire. En ce moment, le projet qui est le plus avancé, c’est celui de la MRC. On chemine. On trouve que notre projet est bien attaché, prévoit une technologie que plusieurs fournisseurs ne peuvent pas offrir. Le réseau filaire, c’est quand même un réseau d’avenir, un réseau durable. On croit en la technologie qu’on met en place et en même temps, on n’a pas le même impératif. La raison pour laquelle la MRC s’est investie dans le dossier d’Internet haute vitesse, c’est pour offrir un service à sa population. On n’a pas le même objectif de rentabilité qu’une entreprise privée pourrait avoir. On peut se permettre de voir ça à plus long terme pour le bénéfice de la région.»C

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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