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12 décembre 2016

Fumée avec feu...

Depuis un mois et quelque, j’ai pris un peu de recul. En fait, ce n’est peut-être pas tant une reculade qu’un pas en avant. J’ai changé de continent pour des raisons personnelles bien sûr, mais aussi pour aller voir ailleurs si j’y étais. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre qu’effectivement, j’y étais.

Mais, il m’a bien fallu revenir et je n’en reviens toujours pas. Partout, c’est pareil. Campagnes électorales, candidats pourris jusqu’à l’os, que dire, jusqu’à la moelle que l’on suce dans tous les médias qu’ils appartiennent au bon parti ou à l’adversaire. Mensonges, cupidité, autoritarisme, dictature, torture, enflure, gerçure cérébrale, fraudes, intimidation, enveloppes brunes, tout y est. Il m’est impossible de passer en revue tout ce qui s’est produit pendant mon absence ou plutôt pendant que j’étais présent ailleurs.

Mon ubiquité n’est que relative. Cependant, grâce aux soi-disant réseaux qui nous informent tout autant qu’ils nous désinforment, j’ai constamment été informé et désinformé de tout ce qui s’est déroulé à travers le monde ou presque. Pour quoi faire? Je me le demande encore. En Syrie, on se tape encore sur la gueule. En Turquie, on te ferme la gueule dès que tu tapes sur Erdogan, avec ou sans gants blancs. En Angleterre, on branle encore dans le manche du Brexit ce qui n’empêche pas les petits princes de nous rendre visite.

En France, nombre de réfugiés se réfugient sous les ponts de Paris en attendant d’être expulsés de sous les ponts, je parie, parce qu’en Angleterre, cet United Kingdom de moins en moins «united» refuse de les recevoir. Bon, je l’admets, c’est peut-être moins angoissant qu’en Méditerranée où il s’en noie par milliers, mais ils ne sont quand même pas loin de l’eau…de là. Au Canada, ce n’est guère mieux, je le sais, je viens de le lire, leur situation n’est pas bien meilleure. Faute de moyens, plusieurs parrains qui croyaient pouvoir les recevoir ont dû battre en retraite et les laisser à eux mêmes. Si en Europe, ils sont souvent sous la tente, ici, ils sont sous attente.

Leurs politiciens sous enquête d’être réélus refont les mêmes facéties et ont la même face ici. À les entendre, ils sont toujours les meilleurs et c’est vrai. Avec notre placide complicité on les sent prêts à nous «requiniser» davantage et à s’empiffrer des dernières chairs pestiférées que leur insatiable appétit aurait pu par inadvertance laisser pendiller autour de nos os pourtant déjà profondément grugés. Nul ne sera épargné.

Jamais nous n’avons été soumis à de telles inepties. Quand je dis jamais, c’est parce qu’avant, les réseaux sociaux étaient secrets. Maintenant, les secrets sont transparents. Ce sont les transparents qui sont devenus secrets. Je n’oserais même pas vous parler de tout ce qui s’est passé lors de la campagne américaine. Quelle farce! Quel cirque! Ici au moins, nous pouvons nous targuer d’avoir un spécialiste des ego portraits qui adore un peu moins le chocolat belge depuis quelque temps. Où Wallons-nous? On devrait mettre des journalistes là-dessus. On apprendra peut-être que la CETA, c’était pas ça. Des journalistes sans téléphone bien sûr même si eux, on les écoute.

C’est bien beau tout cela, mais notre système n’est pas en santé comme dirait notre ami Barrette. Je suis revenu disais-je, mais ô surprise, qu’est-ce que j’ai lu au sujet du Pont Reid… une conduite se conduirait mal, mais ceci est une autre histoire.

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