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8 août 2018

Mont-Laurier

Feu vert pour revamper le site de la vieille gare

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Des travaux d’aménagement paysager seront entrepris dès le mois d’octobre prochain à la vieille gare de Mont-Laurier. Ils s’inscrivent dans un projet plus global qui vise à redonner ses lettres de noblesse à ce site patrimonial qui n’est actuellement pas exploité à son plein potentiel.  

Mandaté par la MRC d’Antoine-Labelle, l’atelier de développement territorial L’Enclume a déposé au mois de juin dernier un plan d’aménagement pour le site de l’ancienne gare ferroviaire. Le but? Orienter les actions de divers partenaires qui souhaitent attirer plus de visiteurs – touristes comme résidents locaux – dans cette partie de la ville. 

Dans le cadre de la phase I, la MRC a déposé un projet d’une valeur approximative de 100 000$ au Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) auprès du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), afin d’améliorer l’accueil pour les visiteurs, de végétaliser certaines portions du site et d’améliorer le lien entre la gare et l’école de la Carrière, qui se trouve à proximité. 

C’est le 25 septembre prochain, lors de la rencontre mensuelle du conseil des maires, que le contrat d’aménagement paysager sera octroyé. 

Des améliorations à apporter

Dans son plan d’aménagement, L’Enclume souligne que le site de la gare de Mont-Laurier souffre de plusieurs faiblesses: façade d’accueil peu invitante, vue sur l’usine Forex, les bennes à ordure et de recyclage, stationnement désorganisé et non structuré, mobilier usé et dépareillé. «À cela s’ajoute le manque de mobilier, tels que fontaine à boire, des bancs en quantité suffisante, de l’éclairage et des panneaux de signalisation», fait remarquer L’Enclume. 

L’atelier de développement territorial note également que le Café de la gare, opéré par la Maison Lyse-Beauchamp et ouvert du lundi au vendredi de 11h30 à 13h30, est fermé les soirs et fins de semaine. Mais ce n’est pas tout: «La grande qualité du menu du Café de la gare ne correspond pas aux besoins de certains groupes de résidents du quartier et est mésadaptée aux besoins des cyclistes partant pour une longue randonnée», mentionne L’Enclume. 

Isolement et perception négative

On peut également lire dans le plan d’aménagement que le site souffre de la perception négative qui perdure à l’endroit du quartier où il se trouve. La fermeture depuis dix ans du vieux pont en bois du ruisseau Villemaire (km 198) entre Mont-Laurier et Lac-des-Écorces, qui oblige les cyclistes à opérer un détour à l’extérieur de la piste du P’tit Train du Nord, n’arrange rien. 

«Il y a aussi l’intersection très dangereuse et peu invitante avec le boulevard Albiny-Paquette (route 117), ajoute L’Enclume. Ces obstacles ont pour effet de décourager les cyclistes et de les inciter à commencer (ou terminer) leur trajet avant l’arrivée au site de la gare. Au fil du temps, d’autres points d’accès au P’tit Train du Nord ont gagné en popularité à Mont-Laurier, car ils sont jugés plus efficaces et sécuritaires. Certains ont mentionné le départ du boulevard industriel à Lac-des-Écorces.»

Notons toutefois qu’en parallèle du projet à la gare, la MRC cherche activement à rétablir le lien au km 198 grâce à une passerelle métallique et que, sans donner d’échéancier, le ministère des Transports (MTQ) s’est récemment engagé à réparer le vieux pont en bois et à le rouvrir. 

Une opportunité à saisir

Tout n’est pas noir pour la gare cependant: en effet, la réputation du Café de la gare n’est plus à faire, le site a conservé son cachet patrimonial, il se trouve à l’extrémité nord du parc linéaire et constitue un lieu de convergence pour plusieurs circuits, notamment de motoneige. 

De plus, un espace vert public et inutilisé se trouve juste à côté et pourrait être mis à contribution pour embellir l’endroit (tables de pique-nique, jeux, bancs, chaises longues, hamacs) et accueillir diverses activités (spectacles, projections, démonstrations, marchés, classes extérieures, séances d’information, …). 

L’Enclume explique qu’il y a «une opportunité à saisir» au niveau commercial et au niveau de l’achalandage. Cela passe notamment par le restaurant, «qui fonctionne très bien». Par ailleurs, la Maison Lyse-Beauchamp peut offrir une main-d’œuvre bénévole et qualifiée dans plusieurs domaines (ébénisterie, construction, …). La popularité du parc linéaire et du cyclisme en général est également identifiée comme un facteur des plus prometteurs. Enfin, on note que l’installation de jeux d’eau et d’une piste d’hébertisme – qui manquent à Mont-Laurier – permettrait d’avoir une offre complémentaire aux autres parc municipaux de la ville. 

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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