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10 juillet 2018

Dame nature se déchaîne

Une ferme de Mont-Saint-Michel durement touchée

Alexandre Dubé , Journaliste

Raymond Gagnon a vu l’ensemble des bâtiments de sa ferme familiale être endommagés à divers degrés lors de la tempête du 2 juillet 2018. Il croit que seule une tornade peut avoir causé un tel ravage.
Raymond Gagnon a vu l’ensemble des bâtiments de sa ferme familiale être endommagés à divers degrés lors de la tempête du 2 juillet 2018. Il croit que seule une tornade peut avoir causé un tel ravage.

Les Hautes-Laurentides ont été balayées par deux imposants fronts orageux les 2 et 5 juillet derniers, privant bon nombre de résidents et commerces d’électricité, mais le premier a causé des ravages majeurs sur une ferme de Mont-Saint-Michel, plusieurs bâtiments étant endommagés, d’autres complètement détruits.

Certains murs du garage de M. Gagnon se sont affaissés sur les tracteurs et les outils. On voit en arrière-plan la machinerie servant à faire les balles de foin, renversée sur le côté par le vent, ainsi que le toit bleu du garage (à gauche) (photos: Alexandre Dubé - Le Courant des Hautes-Laurentides).
D’autres murs du garage (on voit les fondations à gauche) se sont envolés pour percuter, plusieurs mètres plus loin, la grange (au fond à droite).
Deux arbres ont cédé sous le vent et sont tombés sur la galerie de M. Gagnon, en détruisant une bonne partie et endommageant aussi la gouttière.

D’autres dommages matériels

Un petit cabanon s’est envolé, abimant une coupole satellite sur son passage; une bonne partie des bardeaux du toit de la maison de même qu’une trappe à air sont partis au vent; l’eau s’est infiltrée dans la maison, causant des dommages à l’intérieur; plusieurs remorques et chariots ont été renversés, le «remonte balle à foin» est sorti de ses gonds et s’est tordu en frappant la grange principale, dont plusieurs vitres ont volé en éclat; plusieurs arbres et branches se sont cassés et éparpillés sur le terrain, etc.

Le travail d’une vie qui s’envole en quelques secondes

M. Gagnon était encore ébranlé lorsque Le Courant l’a rencontré. C’est qu’il a évité le pire de justesse: une minute avant que le toit du garage ne s’envole, il s’y trouvait à l’intérieur. Il était rendu sur sa galerie lorsqu’il a vu le toit du garage 20-30 pieds dans les airs, avant de retomber sur le sol. La larme à l’œil, il confiait ne plus savoir s’il voulait continuer d’être fermier, métier qu’il exerce depuis une cinquantaine d’années, où s’il n’était pas plutôt mieux d’abandonner, ses fils ne souhaitant pas prendre la relève.

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Alexandre Dubé , Journaliste

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