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6 juillet 2018

Festival du gros gras à Chute-Saint-Philippe

Première édition très réussie d’un festival nouveau genre

Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

Geneviève Brisebois et Peggy Nadeau, les deux organisatrices du Festival du Gros gras (photo: Murielle Yockell – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Geneviève Brisebois et Peggy Nadeau, les deux organisatrices du Festival du Gros gras (photo: Murielle Yockell – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Il n’y avait pas de gros gras au festival du même nom, mais il y avait du monde en masse, de la grosse bouffe et de la bonne bière! C’est une belle première édition, constatait le leader du groupe Québec Redneck Bluegrass Project: «Bravo! Sérieux... Y’a du monde au rendez-vous! Osti de coliss de belle veillée... Ça promet»!

Malgré la canicule, les festivaliers, principalement des jeunes de 18-30 ans, ont commencé à affluer très tôt sur le site des loisirs de Chute-Saint-Philippe. Selon les commentaires recueillis ici et là tout au long de la journée, l’ambiance était incroyable et absolument à refaire.

Tout bu, tout mangé !

Avant même que les Rednecks ne fassent leur entrée sur scène, les microbrasseries présentes étaient à déjà sec. Après plus de 2 900 dégustations vendues, La Microbrasserie du Lièvre (Mont-Laurier) qui devait quitter le site à 23h a finalement levé le camp à 20h15 parce que ses barils étaient déjà vides. Pour sa part, St-Arnould (Mont-Tremblant) n’avait plus de bière à 18h45 alors que Baril Roulant (Val -David) avait fini ses barils vers 20h30.

«Nous avons dû ouvrir le bar du festival 30 minutes plus tôt que prévu, ce qui pour nous est une énorme réussite!», ont fait savoir Geneviève Brisebois et Peggy Nadeau, les deux organisatrices. «Les cantines ont vendu toutes leurs quantités, ont-elles ajouté. J’imagine qu’elles aussi ont été surprises de l’ampleur et de l’appétit des gens!»

Les Rednecks

Les Rednecks (Québec Redneck Bluegrass Project) sont les Rednecks, c’est-à-dire: un groupe québécois francophone qui a le sens du party. Leur répertoire de musique et de chansons rassemble un mélange de folk, bluegrass et punk rock. Ils ont été d’une extrême générosité envers leur public en offrant une performance plus longue que prévue.

Un rêve réalisé

L’idée du festival est survenue un soir de brosse; elle s’est concrétisée lentement au fil des années pour finalement aboutir à tout ça, rapporte Geneviève Brisebois. «C’est un rêve de réalisé!». Il faut dire que Geneviève et sa comparse, Peggy Nadeau, s’étaient déjà fait la main avec quelques Fêtes nationales à Chute-Saint-Philippe.

Sans compter les billets offerts et les enfants dans le cadre du Festival du Gros gras, les organisatrices ont comptabilisé 1 200 entrées payantes. Les gens provenaient d’un peu partout. «Nous sommes très fières d’avoir atteint ce nombre, car pour un premier événement n’ayant utilisé pratiquement que les réseaux sociaux, nous devons considérer que notre publicité était excellente», ont indiqué les deux organisatrices.

Mis à part quelques partenaires pour le financement de quelques pubs, une partie des assurances ou des repas pour les bénévoles, les organisatrices n’ont reçu aucune aide (financière) publique: «Que du Visa! s’exclame Geneviève. Le plus gros défi – en fait je ne sais pas si cela en est un puisque nous n’en avons pas le contrôle – a été la température! Trop chaud, les gens font du bateau; de la pluie, ils restent à l’abri; trop venteux ou trop froid, etc., … C’est le plus gros défi d’un événement extérieur.»

Une nouvelle ère de bénévolat

L’équipe de bénévoles était composée de 35 personnes tous plus dévouées les unes que les autres, soutiennent les deux filles. «Ces incroyables personnes nous ont soutenues durant les jours précédant l’événement et durant les jours suivants l’événement sans se sentir obligées. Ça peut paraître sans importance, mais ce que le chandail véhiculait comme message («Chu bénévole, faites pas chier») y était pour beaucoup, soulignait Geneviève. Ils se sont sentis importants, essentiels et surtout, pas pris pour acquis. Selon moi, nous avons été témoins du début d’une nouvelle ère de bénévolat. La cerise sur le sundae, c’est une enfant de 8 ans qui l’a dit lorsqu’elle s’est fait demander pourquoi elle avait un chandail orange: «Ben voyons, parce que moi aussi chu bénévole pour le Gros gras; pis c’est malade»!

Une deuxième édition?

«Certainement, il y aura une deuxième édition, assurant les coorganisatrices! Nos partenaires nous ont déjà approchées sur place la journée même! Ça aussi c’est quelque chose à laquelle nous tenions: ne pas achaler les partenaires financiers, mais bien laisser venir à nous ceux qui ont de l’intérêt dans ce type d’événement! Nous ferons également appel aux aides financières puisque nous aimerions faire prendre de l’ampleur à l’événement.» L’événement est à but non lucratif; les fonds serviront à financer le prochain festival.

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Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

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