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3 juillet 2018

Tourisme

Sur 509 000$ d’aide publique, les Hautes-Laurentides obtiennent 35 000$

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Dans la vallée de la rivière du Lièvre, le parc régional Montagne du Diable va recevoir 10 000$ en aide financière du gouvernement et de Tourisme Laurentides (photo: gracieuseté – Zoom Multimédia).
Dans la vallée de la rivière du Lièvre, le parc régional Montagne du Diable va recevoir 10 000$ en aide financière du gouvernement et de Tourisme Laurentides (photo: gracieuseté – Zoom Multimédia).

Sur les 509 000$ d’aide financière distribués à travers les Laurentides par le gouvernement et Tourisme Laurentides cette année, environ 35 000$ seront injectés dans les Hautes-Laurentides.

Comme l’an passé, une part relativement mince des fonds publics dédiés au soutien d’initiatives touristiques, d’événements et de festivals, sont réservés aux Hautes-Laurentides. En 2017, sur 348 000$ d’aide, 8 000$ avaient été octroyés dans la MRC d’Antoine-Labelle, au bénéfice du Festival international de théâtre.

Cette année, 10 000$ vont au Parc régional Montagne du Diable (Ferme-Neuve), pour ses projets d’aménagement des chutes du Windigo, de développement de vélo de montagne et la construction de sites d’hébergement et d’une tour d’observation.

Un autre 10 000$ sera accordé à la Ville de Rivière-Rouge, pour l’aménagement de sentiers pédestres et de vélo de montagne sur le mont Sainte-Véronique.

Enfin, l’organisation Carrefour Bois-Chantants, qui chapeaute le Festival international Hautes-Laurentides, obtient 15 000$ pour son édition 2018. L’an passé, la candidature du festival n’avait pas été retenue. Ce dernier offre une série de concerts dans les vallées du Lièvre, de la Rouge (MRC d’Antoine-Labelle) et de la Diable (MRC des Laurentides).

Des cibles difficiles à atteindre

Les Hautes-Laurentides auraient-elles pu obtenir plus? Vicky Émard, l’attachée politique de la ministre responsable de la région des Laurentides, Christine St-Pierre, a donné la réponse suivante: «Tel que mentionné l’an dernier, il faut que des projets soient déposés pour être acceptés, or, encore une fois cette année, aucun projet n’a été déposé pour Mont-Laurier et les environs».

En 2017, Le Courant avait démontré que la barre était haute pour pouvoir bénéficier de l’aide gouvernementale. Qu’en est-il cette année?

La somme de 509 000$ provient de deux sources de financement: le Programme d’aide financière aux festivals et aux événements touristiques (272 000$) et l’Entente de partenariat régional en tourisme (237 000$).

En ce qui concerne le Programme d’aide financière aux festivals et aux événements touristiques, l’objectif affiché est de positionner le Québec comme une destination touristique d’envergure internationale. Dans le cas de l’Entente de partenariat régional en tourisme, la cible est moins élevée, mais l’accent est mis sur le caractère original du projet proposé. Les Hautes-Laurentides sont-elles de taille à rivaliser avec le reste des Laurentides quand on tombe dans l’événementiel?

«Toujours la même histoire»

Le directeur général du Centre local de développement (CLD) d’Antoine-Labelle, Frédéric Houle, rappelle que «c’est toujours la même histoire: pour recevoir de l’argent, il faut en investir». Selon lui, la difficulté principale localement est de générer assez de revenus pour avoir la capacité de croître, d’investir plus et, en bout de ligne, de pouvoir compter sur de l’aide publique.

M. Houle dit comprendre que le gouvernement veuille mettre son argent là où il y aura le plus de retombées et que Tourisme Laurentides cherche à attirer des gens de l’extérieur de la région. Il fait remarquer que, par définition, un touriste est une personne qui fait un trajet d’au moins 80 km et qui consomme au moins une nuitée sur place.

«On est une région touristique, le tourisme est l’un de nos trois moteurs économiques, convient le directeur du CLD. Alors on veut aider les promoteurs à développer des événements touristiques et travailler avec la machine gouvernementale.»

Mais il fait remarquer dans le même temps que l’expérience touristique offerte par les Hautes-Laurentides, de type grande nature/aventure, diffère sensiblement de celle mise en avant dans une ville comme Mont-Tremblant. «On se distingue de l’offre touristique de Tremblant, où c’est un peu comme quand tu vas dans un Resort dans le Sud», illustre-t-il.

«Il faut que des projets soient déposés pour être acceptés, or, encore une fois cette année, aucun projet n’a été déposé pour Mont-Laurier et les environs.» – Vicky Émard, attachée politique de la ministre Christine St-Pierre

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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