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13 juin 2018

Pont ferroviaire du ruisseau Villemaire

Action patrimoine écrit au ministère des Transports

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Action patrimoine se prononce pour la sauvegarde du pont ferroviaire datant de 1908, qui permettait jusqu’en 2010 aux usagers de parc linéaire Le P’tit train du Nord de se déplacer entre Mont-Laurier et Lac-des-Écorces. Sur la photo: Claude Thibault, de la direction régionale des Transports pour les régions de Lanaudière et des Laurentides (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Action patrimoine se prononce pour la sauvegarde du pont ferroviaire datant de 1908, qui permettait jusqu’en 2010 aux usagers de parc linéaire Le P’tit train du Nord de se déplacer entre Mont-Laurier et Lac-des-Écorces. Sur la photo: Claude Thibault, de la direction régionale des Transports pour les régions de Lanaudière et des Laurentides (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Interpellé par des citoyens de Mont-Laurier suite aux reportages du Courant concernant les dangers qui pèsent sur le vieux pont ferroviaire du ruisseau Villemaire, l’organisme Action patrimoine demande au ministère des Transports (MTQ) d’agir.

Dans une lettre datée du 22 mai dernier et affichée depuis lors sur son site web, Action patrimoine suggère au ministère «d’entreprendre des démarches concrètes afin d’assurer la pérennité du pont du ruisseau Villemaire», dont il est responsable.

Depuis 1975, cet organisme travaille à promouvoir la mise en valeur et la sauvegarde du patrimoine bâti et des paysages naturels du Québec.

Action patrimoine invoque l’«exemplarité de l’État» et offre sa collaboration pour convaincre le ministère de prendre «des mesures d’accompagnement et de concertation avec les acteurs locaux».

Construit en 1908 et fermé à la circulation depuis 2010 par le ministère des Transports par mesure de sécurité, le pont ferroviaire est dans un tel état de dégradation que sa destruction est envisagée.

Action patrimoine fait cependant remarquer au ministère que d’autres ponts ont pu être sauvegardé au Québec et que les arguments des coûts ou du savoir-faire sont à relativiser.

Des ponts sauvegardés

«Par exemple, en 2017 on apprenait que le pont Arthur-Bergeron, qui enjambe la rivière Mitis dans le Bas-Saint-Laurent, serait préservé et mis en valeur grâce à un partenariat entre la MRC de la Mitis et votre ministère, écrit Action Patrimoine. Ce dernier, après avoir effectué des travaux de réfection de 2 M$, cédera ce pont patrimonial à la MRC qui en assurera l’entretien et l’intégrera à son projet de parc régional. Il s’agit là d’un modèle de partenariat dont pourrait s’inspirer la direction régionale des Laurentides pour assurer l’avenir du pont du ruisseau Villemaire. Celui-ci, une fois restauré, offrirait une plus-value unique au parc du P’tit Train du Nord dont la valeur paysagère serait bonifiée par cet élément distinctif.»

L’autre exemple donné par l’organisme concerne le pont couvert Félix-Antoine-Marchand, à Mansfield-et-Pontefract, en Outaouais, où des travaux de renforcement et de redressement de la structure, en plus de la reconstruction de son tablier et le remplacement de différentes pièces, auraient cours.

«Ces travaux menés par le MTQ, d’une valeur de 5,1 M$, démontrent qu’il est possible de procéder à une réfection majeure sur une infrastructure ancienne de bois, fermée elle aussi à la circulation depuis plusieurs années pour des raisons de sécurité, fait ainsi remarquer Action patrimoine. L’intérêt patrimonial élevé du pont du ruisseau Villemaire justifierait selon nous que le MTQ considère de tels travaux pour le mettre en valeur.»

Le 5 juin, la directrice générale d’Action patrimoine, Émilie Vézina-Doré, n’avait pas encore reçu de réponse de la direction régionale Laurentides-Lanaudière. Elle a tenu à rappeler que c’est sur l’avis de son comité d’experts que l’organisme a pris la peine d’écrire au sujet du pont du ruisseau Villemaire «dans un ton positif et constructif».

«On a un comité d’experts qui se réunit chaque mois et qui décide des priorités sur lesquelles on veut se prononcer. C’est sur cette base qu’on a décidé de rédiger cette lettre.» – Émilie Vézina-Doré- directrice générale d’Action patrimoine

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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