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13 mars 2018

Élection du CA de la MRC d’Antoine-Labelle

«Est-ce illégal?», demande Gilbert Pilote

Alexandre Dubé , Journaliste

Le préfet de la MRC d’Antoine-Labelle, Gilbert Pilote, n’entendait pas rire après avoir été questionné par Le Courant (photo: archives - Le Courant des Hautes-Laurentides).
Le préfet de la MRC d’Antoine-Labelle, Gilbert Pilote, n’entendait pas rire après avoir été questionné par Le Courant (photo: archives - Le Courant des Hautes-Laurentides).

Questionné à savoir si son élection et celle des autres nouveaux membres du comité administratif (CA) de la MRC d’Antoine-Labelle était «convenue d’avance», le maire de Ferme-Neuve et préfet de la MRC d’Antoine-Labelle, Gilbert Pilote, a mis en garde Le Courant d’être «plus que prudent» dans le traitement de cette nouvelle.

«Faudra faire très attention à la réputation des gens concernés. Pour ma part, je vous avertis que tout texte de votre part ou d’autres qui pourrait laisser insinuer des propos qui pourraient porter atteinte à ma réputation s’avèrerait plutôt dommageable», avertissait M. Pilote dans sa réponse au Courant, écrite au stylo sur quatre feuilles lignées.

«Mon “intégrité” j’y tiens et personne ne peut la mettre en cause, prévient-il sans détour. Donc l’avertissement est sérieux».

«Est-ce illégal notre démarche pour obtenir le poste?»

Le nouveau préfet reconnaît avoir eu des discussions en prévision de l’élection avec ses homologues maires. «Avant l’élection et bien avant oui M. Décarie et moi avions manifesté le désir de se présenter à la préfecture dans mon cas et lui comme adjoint».

M. Pilote fait valoir qu’«il est tout à fait normal de rencontrer le plus grand nombre de maires et mairesses afin de faire connaitre notre décision». Il confirme que «M. Bourdon, Charrette, Flamand, Laroche ont été rencontrés» et assure que «tous les autres maires ont été aussi rencontrés, ou ont reçu un coup de téléphone de [leur] part».

Pourtant, en entrevue avec Le Courant, M. Évéquoz soutenait l’«inadmissible» contraire: «Si seulement ces gens-là avaient appelé tout le monde pour dire “Je vais être candidat”, mais ça n’a pas été le cas…».

«C’est comme ça que ça marche»

Le maire de Mont-Saint-Michel «bouillonnait» lorsqu’il a rencontré Gilbert Pilote et Georges Décarie pour leur faire part de ses doléances dans les jours suivants l’élection. Ceux-ci lui auraient dit que «c’est comme ça que ça marche la politique», ce à quoi M. Évéquoz aurait répondu «Oui, la politique c’était ça avant, mais on est capable de faire autre chose, on est capable d’être différent».

M. Pilote apporte une nuance aux affirmations de M. Évéquoz. Il lui aurait plutôt dit que «c’est comme ça que ça marche la politique du scrutin de vote donc le mode de votation pour élire le CA de la MRC».

«Je lui ai dit d’ailleurs plus d’une fois que la politique du mode de scrutin était établie par le conseil des maires depuis nombre d’années, et que cette politique a été expliquée d’abord à tous les maires(ses) avant même que le vote se tienne», raconte-t-il.

Francine Laroche croit qu’Évéquoz «fait fausse route»

Lorsqu’on lui demande pourquoi elle tenait à siéger sur le CA dès son premier mandat comme mairesse de Notre-Dame-de-Pontmain, Francine Laroche répond qu’elle désirait «être au cœur des décisions». L’ancienne directrice générale du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) d’Antoine-Labelle est convaincue qu’elle détient «des compétences professionnelles et personnelles qui seront mises à profit», notamment sa «connaissance pointue du portrait de santé publique du territoire».

«Enfin, je voulais aussi qu’une femme soit élue au sein du CA», conclut Mme Laroche. Pourtant, trois autres mairesses, dont deux n’en sont pas à leur premier mandat en politique municipale, souhaitaient également siéger sur le CA et s’étaient présentées pour le siège #3, avant même que Mme Laroche ne dépose sa candidature pour le siège suivant.

Pourquoi ne s’est-elle pas présentée pour le siège #3 contre Pierre Flamand? «Stratégiquement, si je voulais avoir une chance de me faire élire, je devais me présenter au siège #4 car toutes les personnes se sont présentées au siège #3», explique Mme Laroche.

Elle estime qu’André-Marcel Évéquoz «fait fausse route» en croyant que l’élection du CA était convenue d’avance entre les membres qui ont finalement été élus. «La procédure a été faite en respect des règles établies, et les gens ont voté pour la personne de leur choix, fait valoir la mairesse de Notre-Dame-de-Pontmain. C’est un vote secret et libre, je ne comprends pas ces allégations.»

Le maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon, assure quant à lui qu’aucun membre du conseil des maires ne lui a téléphoné pour lui dire «Si tu votes pour moi, je suis prêt à faire telle ou telle chose».

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Alexandre Dubé , Journaliste

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