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12 mars 2018

LIMOL

Une véritable partie de plaisir

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Phil Brown, qui arbore aujourd’hui les couleurs de l’Acronyme d’Ottawa, sur la scène du Bloc E le 7 mars dernier (photo: Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Phil Brown, qui arbore aujourd’hui les couleurs de l’Acronyme d’Ottawa, sur la scène du Bloc E le 7 mars dernier (photo: Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Le match spécial entre la LIMOL et l’Acronyme d’Ottawa au Bloc E du Cégep de Mont-Laurier, le 7 mars dernier, a été marqué par les retrouvailles sur scènes de deux complices de longue date: Mathieu Ladouceur et Phil Brown.

Solide équipe que celle de l’Acronyme: après deux heures de joutes verbales et d’acrobaties en tous genres dans une ambiance surchauffée au sens propre et figuré, les visiteurs d’Ottawa ont eu raison de l’équipe locale par la marque de 12 à 7.

Plein à craquer, le Bloc E n’a pas caché son plaisir de retrouver face à face pour des improvisations délirantes ses chouchous de toujours, aujourd’hui séparés par 170 km et des vies qui ont pris trajectoires différentes.

«Je m’ennuie de Mont-Laurier»

«Honnêtement, je m’ennuie de Mont-Laurier tous les jours et j’attendais ce match-là, raconte Phil, aujourd’hui à l’emploi d’ÉNERGIE à Gatineau. C’est une partie de plaisir! (…). Ça faisait juste trois ans que j’étais ici et je connaissais tout le monde. C’est fou comment ça marque quelqu’un d’arriver au dépanneur et de se faire saluer. (…). Je me suis fait des bons amis et un vraiment bon complice – Mathieu. À chaque fois qu’on se voit, on retrouve cette complicité, mais il est quand même très loin. Lui va faire sa vie ici et ça m’attriste un peu qu’on soit si loin.»

Autrefois animateurs à la radio CFLO FM dans l’émission «Le retour en HD», les deux compères ont profité de l’entracte pour revenir sur cette incroyable aventure qu’est la LIMOL.

Avec Renaud Giraldeau – lui-même arrivé dans la région en 2014 – et Myriam Gagné, Mathieu et Phil ont crée la LIMOL en 2015-2016, après une brosse. «On voulait partir de l’impro à Mont-Laurier, on avait le goût d’en jouer – juste entre nous, mentionne Mathieu. On n’avait pas d’ambition de grande ligue. On voulait juste en faire.»

Faire le grand saut

Depuis, Mont-Laurier a attrapé la piqûre et les mercredis de l’impro sont devenus le rendez-vous à ne pas manquer pour toutes celles et tous ceux qui ont soif de divertissement à saveur 100% locale et artisanale. Il faut dire que la recette est diablement efficace: un peu de matériel, quelques tables et chaises, un coût d’entrée dérisoire, de la bière à pas cher, des profits redistribués dans la communauté, sans oublier des équipes du tonnerre qui donnent du fil à retordre à l’arbitre chargé de discipliner tout ce beau monde. Un joyeux bordel en somme, où l’autodérision et la créativité sont à l’honneur.

Spectateurs d’impros depuis longtemps, Renaud et Myriam ont finalement sauté la barrière pour se retrouver sous le feu des projecteurs. Mathieu et Phil avaient déjà un peu d’expérience derrière la cravate, mais ils pensent que l’impro est à la portée de tout le monde. «Le stress, c’est vrai qu’il est présent, mais l’adrénaline fait en sorte que tout le monde est capable de performer, croit Mathieu. Sur scène, t’as pas le choix de produire. Faut que tu dises de quoi!»

Au niveau de la préparation, Phil pense qu’en plus de connaître les règles de base de l’impro sur le bout des doigts, il faut également avoir une bonne culture générale. «On n’arrive pas à froid non plus, lance-t-il. On a un certain bagage et n’importe qui peut faire de l’impro, mais il y a beaucoup de connaissances à avoir qui facilitent la chose.»

Pour sa part, Mathieu effectue deux tours du Bloc E pour s’échauffer avant d’embarquer sur scène. «C’est mon rituel, dit-il. Je ne sais pas si ça aide, parce que j’ai des moins bons matchs pareil, mais moi je me concentre en faisant ma course deux minutes avant d’entrer sur scène.

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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