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12 février 2018

Transport scolaire

La CSN craint une pénurie de chauffeurs

Le 5 février dernier, de nombreux conducteurs de véhicules scolaires ont pris part à la «virée jaune» organisée par la CSN dans plusieurs villes au Québec. Leur objectif: sensibiliser et demander l’appui de la population pour obtenir de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail pour que leur métier soit enfin reconnu à sa juste valeur.

Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

Des conducteurs de véhicules scolaires membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) ont participé à une «virée jaune» devant les bureaux de la commission scolaire de la Rivière-du-Nord (photo: gracieuseté).
Des conducteurs de véhicules scolaires membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) ont participé à une «virée jaune» devant les bureaux de la commission scolaire de la Rivière-du-Nord (photo: gracieuseté).

Au Québec, les chauffeurs d’autobus scolaires et de berlines touchaient en moyenne près de 18$ de l’heure pour un revenu annuel moyen de 19 288$ en 2014. Les faibles salaires, les horaires brisés de même que le manque de soutien pour les écoliers ayant des besoins particuliers sont autant d’exemples ne favorisant pas l’embauche ou la rétention du personnel.

Selon les conclusions du rapport publié en 2015 par le Comité d’évaluation de l’emploi de conducteur de véhicule de transport scolaire, leur salaire avait été évalué à 19,14$. Une fois indexé, ce taux équivaudrait aujourd’hui à 20,02$ à l’embauche sans tenir compte de l’ancienneté.

«Les conducteurs de véhicule scolaire luttent pour la reconnaissance de leur emploi et pour l’obtention d’un salaire décent depuis plus de 20 ans, de souligner Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides. Depuis tout ce temps, ils ont dû défendre l’importance de leur travail qui consiste à conduire en toute sécurité nos enfants vers leur milieu d’apprentissage. Nous demandons donc au gouvernement de Philippe Couillard des enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées qui serviront à augmenter les salaires et à offrir des conditions de travail qui reconnaissent leur travail. Ces mauvaises conditions de travail sont en train de créer une crise dans notre secteur. Nous revendiquons une solution durable avant les prochaines élections provinciales.»

Portrait régional

Le territoire de la CSPN compte 80 circuits et autant de chauffeurs d’autobus. Environ 3 500 élèves sont transportés en autobus. Certains d’entre eux ont le temps d’effectuer deux circuits en matinée ce qui fait en sorte que le nombre d’heures effectuées dans une journée varie de 3,5 heures à 5,25 heures (les heures entre les transports ne sont pas rémunérées).

Le salaire des chauffeurs est plus élevé que le salaire minimum et les chauffeurs de longue date gagnent 20$ et même un peu plus de l’heure, rapporte le conseiller syndical de la FEESP pour le secteur de la CSPN, Yves Constantineau. Ce qui réduit leur salaire, c’est le nombre d’heures par semaine. Du fait que l’on vit dans une petite région et qu’il n’y ait pas de gros employeurs qui offrent des salaires faramineux, les transporteurs d’ici arrivent à se trouver du personnel.

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Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

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