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9 février 2018

«Brancher Antoine-Labelle»

Le premier contrat est signé

Non seulement la MRC d’Antoine-Labelle a-t-elle octroyé le premier contrat de son projet «Brancher Antoine-Labelle», elle a réalisé une économie majeure par rapport à ses estimations.

Alexandre Dubé , Journaliste

«On est bien excité par ça, c’est le premier contrat de “Brancher Antoine-Labelle”», se réjouissait Kaven Davignon, directeur général adjoint de la MRC d’Antoine-Labelle, à la sortie du conseil des maires du 30 janvier dernier (photo: Alexandre Dubé – Le Courant des Hautes-Laurentides).
«On est bien excité par ça, c’est le premier contrat de “Brancher Antoine-Labelle”», se réjouissait Kaven Davignon, directeur général adjoint de la MRC d’Antoine-Labelle, à la sortie du conseil des maires du 30 janvier dernier (photo: Alexandre Dubé – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Suite à un appel d’offres public en novembre 2017, c’est la firme YRH qui a mis la main sur le premier contrat du projet «Brancher Antoine-Labelle», qui vise à connecter 16 000 foyers à l’Internet haute vitesse (IHV) par le déploiement de 1 900 km de fibre optique d’ici l’automne 2021.

«Bras droit» de la MRC

Kaven Davignon, directeur général adjoint de la MRC d’Antoine-Labelle, explique que la firme agira à titre de «bras droit [de la MRC] dans la gestion du déploiement et de la construction du réseau de fibres» optiques jusqu’en 2020.

Parmi ses mandats, la firme devra notamment «produire un appel d’offres pour retenir des services d’ingénierie», «faire la gestion de l’entente avec le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial» et «gérer la construction des deux premières phases». Elle sera également responsable de «gérer les équipes de construction et d’ingénierie».

Le projet «Brancher Antoine-Labelle» se divise en quatre phases de déploiement d’environ 475 km de fibre optique chacune. La firme assistera la MRC dans les deux premières phases, soit jusqu’en 2020, puis, «Quand la machine va être rodée, c’est la MRC qui va prendre la portion avec sa chargée de projet et l’équipe en place pour mener les deux dernières phases», explique M. Davignon.

Une économie de près de 400 000$

La firme YRH a remporté l’appel d’offres en soumissionnant à 218 000$. Pourtant, la MRC estimait la valeur de ce contrat et des mandats qui s’y rattachent à 600 000$, soit un montant presque trois fois plus élevé.

L’autre entreprise qui était dans la course, SNC-Lavalin Télécommunications, offrait de réaliser le même contrat pour 604 450$. M. Davignon explique que cette firme avait «prévu beaucoup d’heures de suivi de l’entente avec les gouvernements fédéral et provincial», prévoyant dédier presque entièrement une ressource à ces suivis.

Pas d’espace pour des surcoûts

L’octroi du contrat a été approuvé lors du conseil des maires du 30 janvier dernier. Le maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon, s’inquiétait alors qu’un si bas soumissionnaire puisse facturer des dépassements de coûts à la MRC d’Antoine-Labelle dans les prochaines années.

La Commission d’enquête sur l’industrie de la construction avait permis de mettre en lumière un stratagème des soumissionnaires d’appels d’offres publics qui consistait à soumissionner plus bas que la valeur du contrat pour s’assurer de l’obtenir, puis de facturer par la suite des dépassements de coûts.

M. Davignon se veut rassurant. Il souligne que «Quand il y a des contrats pour de l’ingénierie, par exemple de la construction de route, il y a toujours une façon d’imposer un coût» additionnel, mais que «c’est un peu différent» parce que «dans notre cas, c’est des services professionnels».

«Le contrat est très clair, les responsabilités de la firme sont connues, [la MRC] pense qu’il n’y a pas d’espace où il y aura des surcoûts», renchérit-il.

Une banque d’heures additionnelles

M. Davignon explique que «Si jamais [la MRC] a à poser une question qui est en dehors du mandat qui est décrit dans l’appel d’offres», les services de la firme seront chargés selon un taux horaire. Cette banque d’heures additionnelles devrait venir gonfler légèrement la facture, mais on ne parlerait pas de montants excessifs.

Par exemple, une des premières questions ne figurant pas parmi les mandats de l’appel d’offres qu’on posera à la firme YRH est de savoir «Si l’approvisionnement internet et le coût estimé [par la MRC] sont semblables à ce qui se passe ailleurs dans le marché».

«Le contrat est très clair, les responsabilités de la firme sont connues, nous on pense qu’il n’y a pas d’espace où il y aura des surcoûts.» - Kaven Davignon, directeur général adjoint de la MRC d’Antoine-Labelle

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Alexandre Dubé , Journaliste

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