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6 décembre 2017

Cap Fémina Aventure

Elles parcourent le désert marocain en quad

Deux femmes dans la trentaine originaires des Hautes-Laurentides, Caroline Venne et Peggy Nadeau, se sont envolées pour le Maroc en octobre dernier afin de participer au Cap Fémina Aventure, une course de quad et de 4x4 dans le désert durant sept jours et six nuits.

Alexandre Dubé , Journaliste

À bord d’un RZR, les deux aventurières devaient s’orienter à l’aide des dunes et d’une boussole afin de trouver les balises précisément dispersées dans le désert marocain (photos : gracieuseté).
À bord d’un RZR, les deux aventurières devaient s’orienter à l’aide des dunes et d’une boussole afin de trouver les balises précisément dispersées dans le désert marocain (photos : gracieuseté).

Après un an de préparation, Caroline et Peggy étaient fines prêtes à rejoindre les quelques 150 autres participantes et à relever les nombreux défis qui les attendaient. Du 7 au 12 octobre, de 5 h le matin à 11 h le soir, elles n’allaient pas avoir le temps de chômer. Planification de la mécanique, de l’essence, des vêtements et de la nourriture, et ce chaque matin avant le départ. Que mangeaient-elles ? Des cannages, de la sardine, du thon, des noix, des fruits séchés, etc. Et qu’est-ce qu’elles buvaient ? « À 56°C dans le désert, on a bu du thé plus froid que notre eau », répondent-elles.

Une compétition humanitaire

Une des raisons pour laquelle Caroline et Peggy ont choisi de prendre part à cette compétition est que « le Cap Fémina amenait un aspect humanitaire, sans être juste dans l’humanité ». Tout d’abord, Caroline rapporte que « toute l’équipe du Cap Fémina a repeinturé une école [marocaine] au complet, intérieur et extérieur, en trois heures ». Elle ajoute que plusieurs enfants les arrêtaient tout au long de leur périple pour qu’elles leur donnent des crayons et de la nourriture. De plus, pour chaque balise trouvée par une des quelques 20 participantes québécoises, Cap Fémina Aventure remettait 1$ à l’Œuvre Léger pour sa campagne Nourrir un enfant. « Tout l’argent qu’on pouvait ramener au Québec, on l’a ramené », affirment Caroline et Peggy, qui disent avoir connu un « parcours parfait », n’ayant manqué aucune balise.

« On a tout vécu »

Retard d’avion, tempête de sable, bris mécanique, manque d’équipement : elles en ont vu de toutes les couleurs durant leur aventure. Contrairement à celles qui compétitionnaient en Jeep 4x4, lorsque le vent se levait et emportait avec lui le sable, Caroline et Peggy n’étaient protégées par aucune fenêtre dans leur RZR, laissant les petits grains de sable se faufiler dans le moindre des racoins. Elles disent même en avoir ramené au Québec bien malgré elle. Autre moment marquant de l’aventure : les participantes devaient survivre deux jours en autonomie dans le désert. Bien qu’elles étaient censées trouver une tente dans leur équipement de voyage, quelle ne fut pas leur surprise de tomber sur un pare-soleil pour enfant, c’est-à-dire une toute petite toile.

La compétition se sera toutefois terminé sur une note amère pour Caroline et Peggy : « Je suis satisfaite d’avoir fini troisième, mais je sais qu’on a fini première! » Selon elles, c’est une erreur dans la feuille de parcours qui leur a couté la première position. Alors que la directive ne les envoyait pas dans la bonne direction, elles seraient parvenues à trouver la balise « par logique », mais comme toutes les autres concurrentes n’y sont pas parvenues, la balise a été annulée, ce qui les pénalisa en termes de kilométrage. C

Peggy Nadeau et Caroline Venne

« C’est un dépassement de soi extraordinaire! C’est difficile, c’est un parcours précis de kilométrages. Si tu te trompes et tu recules, tu es pénalisée. » - Caroline Venne

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Alexandre Dubé , Journaliste

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