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13 novembre 2017

MRC d’Antoine-Labelle

Main d’œuvre professionnelle et technique en demande

Selon les prévisions effectuées en 2015 par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), la croissance de 4 % du taux de population dans la MRC d’Antoine-Labelle d’ici 2032 et la diminution du nombre de personnes en âge de travailler qui devrait passer de 67,3 % à 51,2 % d’ici 2036 pourrait avoir des effets néfastes sur la région.

Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

Stéphane Gauthier, directeur général de Zone Emploi d’Antoine-Labelle, prévient que la MRC d’Antoine-Labelle manque déjà de main-d’œuvre qualifiée (photo : gracieuseté – Zoom Studio).
Stéphane Gauthier, directeur général de Zone Emploi d’Antoine-Labelle, prévient que la MRC d’Antoine-Labelle manque déjà de main-d’œuvre qualifiée (photo : gracieuseté – Zoom Studio).

Depuis au moins 5 ans, les besoins de mains-d’œuvre se situent davantage au niveau des métiers professionnels et techniques. Pour combler ces besoins, il y a beaucoup de travail à faire au niveau de la scolarisation. Compte tenu de la rareté de cette main-d’œuvre qualifiée, un des enjeux sera d’attirer des immigrants ici et de faciliter leur intégration sur le marché du travail, estime Stéphane Gauthier, directeur général chez Zone Emploi. « On est déjà dedans!, assure ce dernier. On l’a constaté avec le Mercredi de l’emploi, les employeurs ont de plus en plus de difficulté à recruter de la main d’œuvre qualifiée. »

Grâce à des programmes comme « Place aux jeunes », il est possible d’attirer les jeunes pour combler des emplois. Mais en réalité, la MRC d’Antoine-Labelle est en grande compétition avec les autres régions du Québec. Les travailleurs vont souvent magasiner leur région en fonction des conditions de travail et des avantages sociaux tels que la conciliation travail-famille (qui est très en demande); de la flexibilité; une semaine de quatre jours; de se sentir responsable dans son travail ou encore d’être traitée comme une personne et non pas comme un numéro. « Les employeurs devront s’ajuster à cette nouvelle réalité », prévient M. Gauthier.

Quelques perspectives d’avenir

Selon les prévisions de l’ISQ, la région des Laurentides se classera d’ici 2032 parmi les trois MRC les plus attractives au Québec. Toutefois, la MRC d’Antoine-Labelle se retrouve en dernière place avec une croissance moyenne de population estimée à seulement 4,6 % tandis que les MRC de Mirabel et de Rivière-du-Nord sont les véritables championnes avec 48,1% et 42,5 %.

Dans la MRC d’Antoine-Labelle, le nombre de personnes de 15 ans à 64 ans constituant le bassin potentiel de la main-d’œuvre devrait décroître annuellement passant de 23 777 personnes en 2011 à 18 815 personnes en 2032. Ce groupe devrait croître de nouveau entre 2032 et 2036. À l’instar de l’ensemble du Québec, la MRC d’Antoine-Labelle connaîtra un vieillissement de sa population. Le poids démographique des 65 ans et plus devrait faire un bond significatif passant de 20 % en 2011, à 37,9 % en 2036, ce qui veut dire que 4 personnes sur 10 auront plus de 65 ans.

Plus de femmes au travail

Actuellement, il y a plus de femmes que d’hommes sur le marché du travail dans la MRC d’Antoine-Labelle. Contrairement à la région des Laurentides et au Québec, la proportion de femmes en emploi (taux d’emploi de 48,2 %) se compare favorablement à celui des hommes (46,5 %). Selon M. Gauthier, ceci s’explique par le fait qu’il y ait davantage d’entreprises de services dans la MRC comme le commerce de détail, la commission scolaire ou les hôpitaux. Par contre, elles comptent pour 74,5 % des personnes occupant un emploi à temps partiel dans la MRC.

Niveau de scolarité

En 2011, la population âgée de 15 ans et plus possédant un diplôme universitaire était estimée à 10,6 % dans la MRC d’Antoine-Labelle). Plus du tiers de la population (34,8 %) ne détenait aucun diplôme, ce qui est supérieur aux moyennes régionale (23,5 %) et provinciale (22,2 %). Comparativement à la région des Laurentides et au Québec, on remarquait aussi une plus faible proportion de diplômés du collégial (DEC) et du secondaire (DES). La MRC se distinguait toutefois par son taux plus élevé (24,6 %) de personnes détenant un diplôme d’études professionnelles (DEP), (Laurentides: 19,2 %, ensemble du Québec: 16,2 %).

« C’est une excellente nouvelle parce que ce qu’il va nous manquer ce sont des bras », concluait sur une note positive M. Gauthier.

(Source: « Faits saillants et caractéristiques du marché du travail de la MRC d’Antoine-Labelle », document réalisé par la Direction de la planification, du partenariat et de l’information sur le marché du travail.)

« On l’a constaté avec le Mercredi de l’emploi, les employeurs ont de plus en plus de difficulté à recruter de la main d’œuvre qualifiée. » – Stéphane Gauthier

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Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

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