Suivez le courant!       819 623-7374
Partager:
13 novembre 2017

Mercredi de l’emploi

Un premier rendez-vous réussi

Les organisateurs du Mercredi de l’emploi étaient très satisfaits de ce premier événement qui se déroulait au Centre local d’emploi (CLE) à Mont-Laurier. Cette journée a permis à six employeurs de la région et à près d’une soixante de chercheurs d’emploi de se rencontrer et d’échanger en privé, sans distraction ni interruption.

Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

Présent au Mercredi de l’emploi, Guy Brière de Commonwealth Plywood est toujours à la recherche de mains d’œuvre pour démarrer un deuxième quart de travail (photo : Murielle Yockell – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Présent au Mercredi de l’emploi, Guy Brière de Commonwealth Plywood est toujours à la recherche de mains d’œuvre pour démarrer un deuxième quart de travail (photo : Murielle Yockell – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Financé par Emploi Québec et chapeauté par Intégration Travail Laurentides en collaboration avec Zone Emploi d’Antoine-Labelle et le CLE, le concept du Mercredi d’emploi propose aux chercheurs d’emploi une entrevue éclair avec des employeurs de la région.

L’entrevue se déroulait en tête-à-tête dans l’un des bureaux du CLE. Munie de son curriculum vitae, chaque personne avait 10 minutes pour valoriser ses compétences et tenter d’impressionner le représentant de l’entreprise, expliquait David Bolduc, directeur des services et des programmes chez Zone Emploi. Comparativement à une grosse foire à l’emploi qui réunit une centaine d’employeurs sous un même toit, cette formule est beaucoup plus appréciée.

« Dans une grosse foire de l’emploi, les employeurs ont plus l’impression de faire la promotion de leur entreprise plutôt que du recrutement de personnel », ajoutait Judy Ann Mayer, agente de projet jeunesse. « J’ai beaucoup apprécié ma journée, parce qu’à l’usine, on est toujours un p’tit peu “rushé” (par le travail) », fait savoir Guy Brière, directeur de la scierie Commonwealth Plywood à Mont-Laurier. Très content de rencontrer les gens qui prennent le temps d’écrire leur CV, le directeur admet qu’il peut être distrait ou accaparé par ce qui se passe à l’intérieur des murs de son usine.

Même son de cloche de la part de Josée Fafard, directrice à la succursale Ameublement Branchaud qui, en début d’après-midi, avait déjà rencontré une dizaine de personnes. « Jamais on ne rencontre autant de personnes au cours d’une journée », a-t-elle mentionné.

La première heure de la journée était dédiée à la clientèle de Zone Emploi, de La Griffe d’Alpha et d’Intégration Travail Laurentides. Puis dès 10 h, les portes étaient ouvertes au grand public pour rencontrer les chercheurs de tête de KTG, L’Aubainerie, Ameublement Branchaud, Défi Autonomie d’Antoine-Labelle, Canadian Tire et Commonwealth Plywood.

Urgent : personnel demandé

La scierie qui œuvre dans la production de première transformation emploie habituellement une quarantaine de personnes réparties sur deux quarts de travail. « C’est assez difficile de recruter du personnel qualifié dans la région », soulignait le directeur de la scierie, qui se dit incapable pour le moment d’ouvrir un deuxième quart de travail.

Le salaire offert dans une scierie de bois feuillus varie de 13 $ de l’heure à 22 $ de l’heure selon l’expérience et le corps d’emploi. Sur la quinzaine d’entrevues que lui et son collègue ont accordées au cours de l’avant-midi, quatre candidatures ont été retenues. « Idéalement, on cherche des gars de métiers (spécialisés), a expliqué M. Brière. Mais comme c’est très rare dans la région, on cherche surtout des candidats travaillants, ponctuels et intéressés à faire une carrière dans notre usine. »

De son côté, Mme Fafard souhaitait rencontrer de nouveaux visages et prendre le temps de discuter avec eux pour trouver les candidats idéaux pour se joindre à son équipe. Une équipe ça se bâtit, ajoute-t-elle en insistant sur le fait que son entreprise cherche des gens qui auront, non seulement du plaisir à venir travailler, mais surtout, que ce soit facile pour elles de bien s’entendre avec l’équipe déjà en place.

« Il faut prendre la mesure de l’énergie de la personne beaucoup plus qu’un profil », croit-elle. Selon la directrice, la succursale de Mont-Laurier qui compte actuellement 13 employés, offre de bonnes conditions de travail. « Ce qui est intéressant, ce sont les avantages sociaux tels que les assurances dentaires, médicaments et plan de retraite, fait-elle valoir. En ce moment, on a vraiment besoin de quelqu’un pour les couvre-planchers. » Elle en a profité aussi pour se constituer une banque de curriculum vitae pour son département des meubles.

Le bilan de cette journée ne sera connu que dans quelques semaines, mais on sait déjà qu’une prochaine édition aura lieu en mars 2018 avec six autres employeurs de la région.

Partager:

Murielle Yockell , Journaliste-pigiste

  • Courriel