Suivez le courant!       819 623-7374
Partager:
13 novembre 2017

Sa victoire lui donne des ailes

Flamand, ad vitam aeternam

Il avait affirmé que si les Écorçois lui faisaient confiance encore une fois en 2017, il mettrait un point final à sa carrière politique au prochain scrutin municipal. Mais en battant son adversaire Luc Rajotte à plate couture le 5 novembre dernier, Pierre Flamand, 65 ans, balaye désormais cet engagement d’un revers de la main : maire de Lac-des-Écorces, c’est ad vitam aeternam.

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Retour au bureau bien occupé pour le maire Flamand, qui entame son cinquième mandat : au téléphone, il reçoit les félicitations de ses partisans (photo : Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentudes).
Retour au bureau bien occupé pour le maire Flamand, qui entame son cinquième mandat : au téléphone, il reçoit les félicitations de ses partisans (photo : Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentudes).

« J’ai eu un mandat clair – à ma grande surprise, répond le maire Flamand pour se justifier. Je ne doutais pas de rentrer, mais pas aussi convaincant que ça, à 77,24 %. C’est beaucoup. Ça me donne de l’énergie. C’est là que je m’aperçois que les gens apprécient ce que je fais. Je suis un bonhomme qui est proche des citoyens, je suis à l’écoute, ma porte est toujours ouverte. Chez moi, ça peut sonner le samedi, le dimanche, le lundi. Jamais, jamais je ne refuse d’écouter les gens. Ça, je pense que c’est un atout dans le monde municipal. Quand on parle d’une municipalité, c’est un petit gouvernement qui est très proche de ses citoyens, contrairement au provincial et au fédéral. Ce n’est pas la même chose. Un maire, c’est sept jours par semaine. »

« Je n’ai parlé que de moi »

Comment s’est déroulée la campagne municipale ? « Ça s’est très bien déroulé, pense M. Flamand. Je n’ai parlé que de moi. J’ai totalement ignoré mon adversaire. Depuis le temps que je suis là, moi j’ai appris que ça ne donne absolument rien de parler de la compétition en période électorale : tu lui fais de la publicité. J’ai fait le tour de la majorité de la municipalité. J’ai pas rencontré tout le monde, mais j’ai fait du porte-à-porte tout le mois d’octobre et j’ai été très bien reçu. Le commentaire que les gens me faisaient c’était : “ Pierre, pourquoi changer quand ça va bien ? ” »

Et que répond-t-il à ceux qui pensent que les différents secteurs de Lac-des-Écorces ne sont pas traités de la même façon ? « C’est une vieille mentalité, estime le maire. Aujourd’hui, c’est une nouvelle municipalité. (…). On ne peut pas négliger un secteur par rapport à un autre. C’est pas parce que Flamand s’est bâti dans le secteur Val-Barrette qu’on va tout amener là-bas. Moi, ça me choque. Mais c’est quelques-uns qui ont cette mentalité-là, c’est pas la majorité. Il y a beaucoup de jeunes et eux, ils ne pensent pas à ça. Pour eux, le maire, c’est le maire de Lac-des-Écorces. »

Un colloque en 2018

À quoi emploiera-t-il ces quatre nouvelles années ? Il souhaite organiser à l’automne 2018 un colloque sur l’avenir de la municipalité, en présence d’un animateur professionnel. Il soutient que c’est à la suite d’un tel colloque, en 2011, que le Dôme Unprix a vu le jour et que Lac-des-Écorces a pu ramener plusieurs PME dans son giron. « Faut que tu ailles sonder ta population, croit M. Flamand. On va arriver avec un paquet d’idées. On fait des tables et on mélange les gens. En fin de journée, on fait le décompte. »

Le développement du parc industriel risque en revanche d’être mis sur la glace. « (…) la nouvelle tendance qu’il y a sur les parcs industriels, ça va me porter à réflexion, explique le maire. On en parlait au dernier conseil d’administration de la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC). Aujourd’hui, si tu veux attirer le jeune entrepreneur, faut que tu lui donnes ça clef en main. Il n’achète rien. Lui ce qu’il veut, c’est louer. Mont-Laurier s’en va là et nous autres on s’en irait là aussi ? »

Bonne entente avec le maire de Mont-Laurier

S’il respectait l’ancien maire de Mont-Laurier, Michel Adrien, il pense pouvoir développer une relation plus fructueuse avec Daniel Bourdon, qu’il a rencontré à la suite de sa victoire. « Daniel, il a une vision différente de Michel et je vais peut-être m’entendre plus sur différentes choses qu’on a entre Lac-des-Écorces et Mont-Laurier. » M. Flamand espère par exemple « avoir un mot à dire » en ce qui concerne la gestion des supralocaux (aréna, piscine, Muni-Spec), notamment parce qu’il s’attend à « un petit peu plus de transparence » à ce niveau. « À Lac-des-Écorces, on paye 100 000 $ et plus par année, illustre M. Flamand. C’est de l’argent. »

« Le commentaire que les gens me faisaient c’était : “ Pierre, pourquoi changer quand ça va bien ? ” » - Pierre Flamand

Partager:

Simon Dominé , Rédacteur en chef

  • Courriel