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11 octobre 2017

Jean-Michel Anctil

Comme dirait l’humoriste: « un p’tit moment parfait »!

Pour son quatrième spectacle en carrière intitulé de son prénom Je4n-Michel (quatre pour son quatrième tour de piste en solo), Jean-Michel Anctil se dévoile beaucoup dans cette production qui est à caractère un peu plus personnel. Et même si par endroit cela donnait l’impression de déjà-vu, le public adore toujours autant Anctil.

Un des bons p’tits moments parfaits de la soirée, car c’était probablement la meilleure interprétation à vie de Jean-Michel Anctil dans son personnage de Rateau, un jeune déficient pas si fou que ça (photo : Murielle Yockell – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Un des bons p’tits moments parfaits de la soirée, car c’était probablement la meilleure interprétation à vie de Jean-Michel Anctil dans son personnage de Rateau, un jeune déficient pas si fou que ça (photo : Murielle Yockell – Le Courant des Hautes-Laurentides).

De retour à Mont-Laurier, Jean-Michel Anctil a presque réussi à faire salle comble pendant ses deux soirées consécutives à l’Espace Théâtre de Mont-Laurier. À 50 ans, l’humoriste fait un peu le bilan de sa vie avec ce spectacle qui roule depuis plus d’un an à travers le Québec. C’est d’ailleurs la voix d’une de ses filles qui le présente de façon humoristique pour son entrée sur scène. Pour elle, la présence du public à ce spectacle est le fruit d’une série de circonstances tout à fait incroyable. Elle débute avec la rencontre de ses grands-parents qui ont donné naissance à leur deuxième enfant, Jean-Michel, auquel un léger manque d’oxygène à la naissance lui a laissé un petit quelque chose d’amusant. Elle poursuit avec d’autres anecdotes qui expliquent en partie le choix de carrière de son père. Elle termine à l’adolescence de son père qui occupait alors un emploi chez McDo. Son introduction est accompagnée d’un diaporama de photos personnelles de Jean-Michel que l’on voit sur le fond en arrière-scène.

Des moments parfaits

Pour débuter la soirée, Jean-Michel a décidé de créer un « p’tit moment parfait » à deux spectateurs choisis au hasard dans la salle en allant leur donner une accolade. C’était une façon d’aborder le premier thème de son spectacle. Il y a plusieurs moments parfaits dans la vie et selon lui, on ne prend pas toujours le temps de les apprécier. Par exemple: prendre un bain de minuit en plein après-midi dans la piscine de son voisin ou encore, celui où on ne peut s’empêcher de sourire à la vue de la caissière à l’épicerie qui, trop pressée le matin, a dessiné ses sourcils deux pouces trop haut, ce qui lui donne un air totalement surpris. Pour rehausser ces moments parfaits, il les compare à d’autres qui viennent plutôt les gâcher, comme les vacances dans le sud en famille où tu dois te lever tôt le matin pour réserver les chaises à la plage.

Il déclenche les rires avec les défis de la décoration intérieure dont les fameux coussins qui ont pour seule fonction de décorer et la toilette intelligente. Souvent, aussi, lorsqu’il utilise la phrase « Ça va être correct » pour apaiser son égo, c’est à ce moment qu’il se retrouve dans le trouble. Durant cet épisode, il consacre quelques minutes très drôles à imiter un pigeon qui lui fait de « l’attitude ».

Après avoir fait rire tout le monde sur une nuit passée dans un hôtel miteux où il a pensé mourir lors d’un arrêt imprévu à San Francisco, de son premier baiser, de ses premières expériences sexuelles et ce que représente le grand amour pour lui, il poursuit sa lancée dans une tout autre direction comme les dessous de ce qui arrive après avoir fait 400 kilomètres en vélo dans le cadre du Défi Pierre Lavoie, la course à pied, de sa hantise sur son poids et son arrivée dans la cinquantaine.

Préscilla et Rateau

À la fin du spectacle, Préscilla était de retour plus en forme que jamais. Comme le spectacle se déroulait sans entracte, Anctil l’a fait apparaître sur scène sans crier gare. C’est donc en tant que femme dans un corps d’homme qu’elle s’est présentée encore plus baveuse que jamais. Puis, comme un magicien, il a sorti un chapeau de la poche de son veston pour faire apparaître Rateau, un jeune un peu déficient qui sait saisir de façon géniale les petits moments parfaits. Bref, c’était un parcours sans faute pour l’humoriste et où le rire était bel et bien au rendez-vous.

Sébastien Ouellet

C’est Sébastien Ouellet, un des coauteurs du spectacle d’Anctil, qui assurait la première partie du spectacle. Pour son numéro d’humour, il a choisi quelques anecdotes sur l’éducation qu’il a reçue pendant son enfance, qui rappelait celles de Rachid Badouri et d’Yvon Deschamps sans oublier de la comparer avec celle des jeunes d’aujourd’hui. Puis après quelques recommandations sur la façon de se tenir en tant que spectateur, il a abordé avec sarcasme des sujets d’actualité comme la légalisation de la marijuana, le design du futur pont Champlain et la chasse à l’écureuil.

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