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18 août 2017

Voie de contournement de motoneige

« L’attente a assez duré », dit Sylvain Pagé

Comme un seul homme, les élus, motoneigistes et pourvoyeurs des Hautes-Laurentides ont élevé la voix le 17 août, afin de rappeler au gouvernement du Québec la promesse non-tenue de l’ancien ministre délégué aux Transport Norman McMillan : celle de débloquer des fonds pour réaliser une voie de contournement pour les motoneigistes entre Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant.

Simon Dominé , Rédacteur en chef

« Il n’y a plus de raison de tergiverser, le ministre des Transports, Laurent Lessard, doit respecter l’engagement de son gouvernement », a déclaré le député de Labelle, Sylvain Pagé, en présence de nombreux acteurs qui réclament l’aménagement d’une voie de contournement entre Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant d’ici l’hiver, au profit des motoneigistes (photo : Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentides).
« Il n’y a plus de raison de tergiverser, le ministre des Transports, Laurent Lessard, doit respecter l’engagement de son gouvernement », a déclaré le député de Labelle, Sylvain Pagé, en présence de nombreux acteurs qui réclament l’aménagement d’une voie de contournement entre Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant d’ici l’hiver, au profit des motoneigistes (photo : Simon Dominé – Le Courant des Hautes-Laurentides).

C’est une impressionnante délégation d’acteurs de tous les horizons qui se sont présentés devant les médias, dans la salle des caucus de la MRC d’Antoine-Labelle : le député de Labelle, Sylvain Pagé, la préfète Lyz Beaulieu, la mairesse de Rivière-Rouge et vice-présidente du Centre local de développement (CLD) d’Antoine-Labelle, Déborah Bélanger, le président de l’Association des Pourvoiries des Hautes-Laurentides, André Benoît, le président de la Chambre de commerce de Mont-Laurier, Éric Tourangeau, le maire suppléant de Mont-Laurier, Frank Crépeau, le président de l’Association des Clubs de motoneigistes des Hautes-Laurentides, Daniel Dostaler, sans oublier une invitée de poids, la présidente de la Fédération des Clubs de Motoneigistes du Québec, Denise Grenier.

La promesse de Norman McMillan

Tous avaient en main une annonce officielle écrite le 18 avril 2011 par le ministre délégué aux Transports de l’époque, Norman McMillan. Ce dernier annonçait alors un investissement de 7,5 millions de dollars dès le printemps 2012, pour aménager un sentier récréatif de 9,8 km entre Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant, au bénéfice des motoneigistes obligés de contourner à cet endroit le parc linéaire Le P’tit Train du Nord, fermé à la circulation sur 38 km.

Six ans plus tard, cette promesse n’a toujours pas été tenue. « L’attente a assez duré », a déclaré Sylvain Pagé au nom de toutes les personnes réunies autour de lui.

Le gouvernement peut-il tenir ses engagements ?

À l’époque, les coûts estimés pour un tel aménagement variaient entre 7,5 et 18 millions de dollars. Aujourd’hui, il serait possible de les réaliser pour 2,5 millions de dollars maximum. En effet, le tracé initial prévoyait notamment l’aménagement de six tunnels à 900 000$ chacun. Aujourd’hui, le tracé n’est plus exactement le même et selon le député de Labelle, « tout ce qu’il y avait à surmonter comme problématiques, tout est fait, tout est réglé ».

Le message est clair : le gouvernement actuel, qui se targue de crouler sous les surplus budgétaires, peut-il trouver cet argent pour prouver aux citoyens des Hautes-Laurentides qu’il est capable de respecter ses engagements ? « Ce qu’on demande, c’est autant à notre ministre régionale, Christine St-Pierre, à la ministre du Tourisme, Julie Boulet et à Laurent Lessard, d’aller cogner à la porte du président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, et d’aller débloquer le 2 millions qui manque », a poursuivit le député Pagé.

Troisième sur le podium

D’après Denise Grenier, cette situation a déjà coûté à la région des Laurentides sa place de première destination pour les motoneigistes au Québec, au profit de Québec-Charlevoix et Saguenay-Lac-St-Jean. Par ailleurs des entreprises de services liées à l’industrie de la motoneige rapportent des pertes financières pouvant atteindre jusqu’à 30% de leur chiffre d’affaires pendant l’hiver. L’activité de motoneige génère des retombées économiques de 110 millions de dollars par an dans les Hautes-Laurentides et le maintien d’au moins 500 emplois, ce qui fait dire à Déborah Bélanger que ces travaux ne sont pas une dépense pour le gouvernement du Québec, mais plutôt un investissement.

Une industrie en bonne santé

Mme Grenier est convaincue qu’avec l’appui du gouvernement, les Laurentides sont capables de regagner leur place, car l’industrie est en excellente santé. « Depuis 2012, on a le plus haut taux de droits d’immatriculation de motoneiges, a-t-elle illustré. On a connu l’année passée une augmentation de 172 000 à 188 000. Et notre membership à la fédération était de 83 000 l’année dernière, mais on est à 110 000 cette année.

« Le secteur privé fait sa part, le gouvernement doit faire la sienne. Il en a même le devoir. » - Éric Tourangeau

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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