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10 août 2017

Fonds d’appui au rayonnement des régions

2,4M$ pour le développement des Laurentides

Avec le nouveau Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) créé cette année par le gouvernement du Québec, les Laurentides pourront compter sur 2 424 994$ pour l’année financière 2017-2018 afin de soutenir des projets régionaux. Cette enveloppe sera progressivement bonifiée pour atteindre 8 083 312$ en 2021-2022.

Alexandre Dubé , Journaliste

« Avec cette nouvelle approche, le gouvernement financera des projets porteurs qui auront des retombées importantes à l’échelle régionale, et ce, comme nous l’aurons déterminé ensemble. Grâce au FARR, nous pourrons aller encore plus loin et réaliser des projets qui reflètent nos priorités. », affirme Christine St-Pierre (photo: gracieuseté).
« Avec cette nouvelle approche, le gouvernement financera des projets porteurs qui auront des retombées importantes à l’échelle régionale, et ce, comme nous l’aurons déterminé ensemble. Grâce au FARR, nous pourrons aller encore plus loin et réaliser des projets qui reflètent nos priorités. », affirme Christine St-Pierre (photo: gracieuseté).

Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie et ministre responsable de la région des Laurentides, a procédé à cette annonce le 17 juillet dernier à Québec en compagnie du ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, Martin Coiteux.

Les critères d’admissibilité

Vicki Émard, attachée politique de Christine St-Pierre, note que pour être admissible à une subvention, les projets devront répondre à plusieurs conditions. Premièrement, ils devront « contribuer à l’attractivité des milieux de vie ou au développement d’entreprises », soit des projets qui « bonifie[nt] les conditions liées au désir de séjourner dans un milieu à des fins touristiques, ou encore de s’y établir ou d’y demeurer et de contribuer à sa prospérité » ou encore qui « vise[nt] la mise en place d’une nouvelle entreprise ou la croissance d’une entreprise existante ».

Deuxièmement, ces projets devront « avoir un rayonnement régional », c’est-à-dire qu’ils devront engendrer des retombées économiques sur l’ensemble du territoire laurentien, ou du moins dans plus d’une municipalité régionale de comté (MRC).

Lorsqu’on lui demande quel type de projets émanant des Hautes-Laurentides, par exemple de Mont-Laurier, pourrait avoir des retombées dans les autres MRC de la région, Mme Émard se contente de répondre que « la MRC d’Antoine-Labelle pourrait proposer un projet qui pourrait aussi concerner la MRC Thérèse-de-Blainville et Mirabel par exemple » puisque « Les MRC doivent être dans les Laurentides, mais n’ont pas à être limitrophes ».

Mylène Mayer, directrice générale de la MRC d’Antoine-Labelle, précise qu’elle et ses homologues des autres MRC ciblent actuellement des enjeux qui leur sont communs. Par exemple, un projet touchant le parc linéaire Le P’tit Train du Nord, qui traverse les Laurentides sur 232 km, pourrait être admissible. Elle ajoute que des projets touchant des secteurs économiques panlaurentiens, par exemple l’agriculture, pourraient voir le jour.

Troisièmement, les projets devront répondre à une ou plusieurs des cinq priorités régionales (voir encadré) issues du Plan de développement des Laurentides 2014-2019. Ces priorités ont été fixées en 2013 par les acteurs régionaux lors d’une vaste consultation chapeautée par la défunte Conférence régionale des élus (CRÉ) des Laurentides, abolie en novembre 2014 par le gouvernement Couillard.

Le comité de sélection

Le comité chargé de choisir et prioriser les projets sera composé de la ministre responsable de la région, Christine St-Pierre, qui présidera les séances, des préfets des sept MRC de la région et du maire de Mirabel, qui ne fait parti d’aucune MRC. Représentant 70% du territoire laurentien, la MRC d’Antoine-Labelle n’aura donc qu’une seule voix au chapitre.

Pour le moment, Lyz Beaulieu, mairesse de Notre-Dame-de-Pontmain, est préfète de la MRC d’Antoine-Labelle, mais comme elle ne sollicitera pas de nouveau mandat dans sa municipalité, un nouveau préfet représentera Antoine-Labelle dès novembre 2017.

Les directeurs généraux des MRC des Laurentides se sont rencontrés le 4 août dernier afin de parler de leurs enjeux communs. Mylène Mayer a confié au Courant que les travaux « avancent bien », mais que comme « tout l’argent doit être dépensée d’ici le 31 mars 2018 » ça leur « laisse peu de temps » pour cibler les projets à prioriser.

Dans la foulée du projet de loi 122

Le 15 juin dernier, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi 122 qui reconnaît que les municipalités sont des gouvernements de proximité. « Grâce au FARR, le gouvernement investira dans des projets mobilisateurs qui auront été sélectionnés sur le terrain par les élus locaux, affirme Martin Coiteux. Cette approche innovante s’inscrit dans notre démarche de la plus grande décentralisation des pouvoirs vers les municipalités de l’histoire du Québec. »

Il faut noter que le projet de loi 122 concernait principalement les municipalités alors que seules les MRC auront un mot à dire dans le comité de sélection du FARR. Ainsi, les petites municipalités comme Mont-Saint-Michel (503 habitants) devront faire valoir leurs intérêts auprès de leurs préfets respectifs qui, ensuite, feront de même au sein du comité de sélection. C

Les priorités régionales des Laurentides

1. Assurer la compétitivité des Laurentides;

2. Valoriser les éléments distinctifs des Laurentides afin d’en rehausser le pouvoir d’attractivité et la fierté de ses citoyens;

3. Offrir à chaque citoyen un continuum de services publics et communautaires équitables;

4. Encourager l’occupation dynamique et la gestion équilibrée du territoire; et

5. Optimiser les mobilités des individus et des marchandises.

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Alexandre Dubé , Journaliste

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